Quitter son île pour une autre #6 : escapade à Sainte-Lucie

Ça, c’est la destination bonus. Grâce à la fac des Antilles qui nous a annoncés des vacances surprises après Pâques et grâce aux prix à la baisse des compagnies aériennes régionales, j’ai pu me permettre un dernier extra !

Sainte Lucie, Piton

Sainte Lucie et ses deux pitons

sainte lucie

De mon point de vue, cette île est l’idée même de celle qu’on peut se faire des Caraïbes : il y a de la musique, du soleil, les locaux sont sympas et se mélangent sans problème aux touristes. Comme à la Barbade, les Saint-Luciens ne vivent pas qu’en fonction du rythme touristique, tout le monde sort au même endroit et ce côté cosmopolite rend l’atmosphère joyeuse et détendue.

Gros Ilet, friday nights party, sainte lucie

Un vendredi soir, dans la rue de Gros Ilet

Bref, cet endroit est un joyau. Et qui dit joyau dit cher! Hôtels, location de voiture à 60€ minimum la journée, excursions phares autour de 100 dollars US et randonnée pour le Piton à 20 dollars US pour 4h de randonnée (avec guide imposé),..tout ce qui a un lien avec le tourisme à un coût*. Le fait que l’île se soit spécialisée dans les mariages et lunes de miel des anglo-saxons doit sûrement avoir un rapport avec les prix pratiqués. Bref, Sainte-Lucie se mérite.

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Hereusement, manger local reste abordable. Ici, un rôti au poulet : 7€

Ses paysages aussi d’ailleurs ! On s’en est bien rendus compte quand on a emprunté ses routes… Purée! Entre la conduite à gauche, les mini chemins creusés dans la montagne avec le vide à moins d’un mètre où tu espères ne croiser personne et ses lacets tout le long, j’ai serré les fesses plus d’une fois. Et bien entendu, les plus beaux endroits sont les plus difficiles d’accès…

Vieux Fort, Sainte Lucie

taille de la route pour faire demi-tour à Vieux Fort.. Et là,on était larges !

Pour que la route ne devienne pas une contrainte, on a loué une voiture deux jours pour faire le volcan accessible en voiture et ses bains de boue chauds à Soufrière et Vieux Fort tout au sud.

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Le volcan Soufrière

Castries, Sainte Lucie

En contrebas, la capitale Castries

Les trois jours suivants, on est restés du côté de Gros Ilet. Ça nous a permis de mettre l’accent sur les « fun » activités. Finalement, les vacances c’est aussi faire ce qu’on ne peut pas faire au quotidien. Et d’ailleurs, heureusement qu’on n’a pas trop chargé le programme puisque le temps s’est révélé capricieux tout le long du séjour.

Wibit, Sainte Lucie

On a testé le Wibit. C’est génial mais qu’est-ce que c’est dur ! Je n’ai jamais autant ressemblé à un cachalot pas dégourdi de ma vie..

Rainforest, sainte lucie

Rainforest, une des activités phare de l’île. Le télésiège + une heure d’accrobranche nous a coûté 100 dollars par tête.

Pigeon Island, sainte lucie

Vue de l’ilet Pigeon, un incontournable de l’île

Une pluie qui s’invite à Pâques sur une île des Caraïbes est assez exceptionnelle mais je l’ai plutôt bien pris. Il fait beau tous les jours en Guadeloupe, un peu de pluie pour casser la monotonie c’est bien aussi :). En allant se réfugier dans le bar du coin, ça nous a permis de nouer des contacts avec des locaux, des canadiens, des anglais et des américains ! Une île cosmopolite je vous dis ! Je garde mon coup de coeur pour La Barbade mais Sainte-Lucie n’est pas loin !

* pour précision, Sainte Lucie a été la destination maudite qu’on a reportée plusieurs fois pour cause de changement d’emploi du temps de dernière minute. Même à l’avance, les prix étaient les mêmes pour les activités et prestations sélectionnées.

Quitter son île pour une autre #4 : L’éco-tourisme en Dominique

C’est comme ça que l’île se positionne. Je suis d’accord et pas d’accord. Pas d’accord parce que les sites populaires sont goudronnés et accessibles en voiture, avec bars, étals de souvenir et membres de l’Etat qui vérifient que vous avez bien payé le pass qui donne accès au Parc National. Et d’accord parce que j’imagine qu’avec le flot de touristes par jour, c’est un moyen pour tenter de gérer les touristes qui pourraient endommager les sites  naturels. D’ailleurs, en parlant du pass, mieux vaut le prendre à la semaine si vous voulez visiter plus de 3 sites. Il coûte 12 dollars US pour 7 jours (vs 5 dollars US par site visité), autant  en profiter. Les sites de la Dominique sont beaux, voir magiques pour certains (Ce n’est pas pour rien que la production de Pirates des Caraïbes est venue tourner sur l’île) et il serait dommage de passer à côté. J’en ai fait quelques-uns, je vous emmène en balade pour découvrir ces trésors naturels.

Roseau et sa région

La capitale dominicaise est toute petite mais très mignonne à visiter. C’était surtout notre point de départ pour partir en excursion un peu partout sur l’île. On a commencé notre visite par les Trafalgar Falls (5minutes de marche à partir du parking), qui sont impressionnantes. Les spas naturels de Wotten Waven n’étant pas loin (en tout cas sur une carte), j’ai décidé de m’y rendre à pieds… Bon, on dira que c’était la motivation du premier jour. Il existe bien une route mais elle est sacrément raide et puis des fois, elle n’existe plus. Et bien entendu, personne ne la fréquente. Impossible de savoir si c’est le bon chemin. Mais ça va, on ne s’est pas perdus.

roseau, bus

Dans le parc de Roseau, ce bus a été écrasé en 1979, lors du passage de l’ouragan David. Heureusement, personne n’était dedans à ce moment…

Trafalgar Falls

trafalgar , falls, dominica

Les Trafalgar Falls, mère et père

trafalgar , falls, dominica

Pour vous donner une idée de la taille de la chute, il y a quelques personnes en bas de la photo

Les spas naturels du village de Wotton Waven

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Dans ces bassins, l’eau est naturellement chauffée par un volcan.

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Il ne faut pas avoir peur de rentrer dans une eau boueuse mais une fois dedans, on n’y pense plus.

Le Fresh Water Lake

Par contre, pour l’accès au Fresh Water Lake et l’enchaînement de Titou gorge à pieds, je n’ai plus l’excuse du premier jour. La route est goudronnée de bout en bout et les bus ou les taxis vous emmènent sans avoir besoin de faire le moindre effort (je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai dû me dire qu’éco-tourisme = tout faire pieds mais j’ai failli pleurer tellement j’en ai bavé.. Et pour changer, c’était mon idée..). Les deux endroits sont superbes mais pour le côté sauvage, j’ai préféré le Fresh Water Lake, où on n’a croisé personne. Titou gorge fait partie des excursions proposées aux croisiéristes, ce jour là, ça n’arrêtait pas.

fresh water lake, dominica

Le Fresh Water Lake est le deuxième lac le plus haut de la Dominique. Quand il fait beau, on peut faire du kayak dessus.

Titou Gorge

titou gorge, dominica

Il y a une cascade après avoir passé ce tunnel. Il paraît que c’est très joli mais je n’y suis pas allée..

Portshmouth pour l’ambiance Pirates des Caraïbes

A Porthsmouth, par contre, on venait pour se reposer et pour voir les lieux où les scènes de Pirates des Caraïbes ont été tournées. Je n’ai jamais vu les films, je crois ce qu’on m’a raconté sur parole mais pour les connaisseurs, vous reconnaîtrez peut-être la plage de la baie du Prince Rupert et la cabane de la sorcière de l’Indian River.

porthsmouth, dominica

La maison n’a rien à voir avec Pirates des Caraïbes mais je la trouve géniale.

La baie du Prince Rupert

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Cette plage est aussi l’endroit rêvé pour se sentir seul au monde. A part dans le bar du coin, tenu par un couple français d’ailleurs, la baie est déserte.

L’Indian River

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La rivière se fait avec un guide. Demandez James Bond (son surnom ) pour une visite en français. Il est déconneur et vous racontera quelques anecdotes sur son travail avec des touristes, certaines fois surprenantes..

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T’as vu comme c’est sympa en sepia ?!! On se sent tout de suite dans un film 😉

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La cabane de la sorcière

Au sud de l’île, à Soufrière

Pour la région de la Soufrière, c’était aussi une journée repos. On a terminé le séjour par ce coin et c’est celui que j’ai préféré.

Les « Sulphur Spring spas »

C’est un peu le même concept que Wotten Waven, mais en plus petit et avec quelques serpents aux alentours. Si vous n’aimez pas, pas d’inquiétude, le guide des spas saura vous rassurer en vous expliquant que leurs morsures n’ont pas de poison…

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Bubble beach

C’est le site le plus magique. Dans le mini bassin délimité par les pierres, l’eau qui sort de terre est ultra chaude (elle vient du volcan). Et une fois qu’on  dépasse le bassin, on entre dans une eau plus fraîche d’où sortent des bulles un peu partout (c’est le même concept que l’anse Champagne, qui se situe à quelques kilomètres et qui est plus connue que Bubble beach). Les poissons sont à nos pieds, juste derrière la barrière en pierres, par centaines ! (J’ai même vu une murène qui m’a fait tellement peur que je suis sortie de l’eau. Et quand elle m’a vue, elle s’est cachée sous un rocher. On a eu peur pareil toutes les deux !).

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Le bassin en pierres de Bubble beach. Juste derrière, on voit des bulles de champagne partout !

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Ah oui, j’oubliais de dire que le Boiling Lake est la randonnée phare de l’île. Si vous êtes bof rando (=comme moi), je vous conseille de la faire le premier jour. En commençant par Trafalgar Falls-Wotten Waven,  j’ai eu tellement de courbatures que je n’ai plus jamais eu le courage pour cette randonnée de 6h .

Et je dois vous confesser quelque chose : même si cette île est un joyau vert, le plus j’ai arpenté sa nature et ses coins sauvages, le plus j’ai eu envie de la ville… #onneserefaitpas

La Soufrière : c’est fait !

Ça y est ! J’y suis allée ! Je suis montée au sommet du volcan ! Mon quota de randonnées à dénivelé est atteint (avis aux copains qui vont venir prochainement : ne comptez pas sur moi pour y retourner!).

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Vue en sortant du bois qui mène à la Soufrière. J’aurais dû m’arrêter là..

Pour cette fois, on a bien sûr mis toutes les chances de notre côté en choisissant le plus beau jour de la semaine, mais on était un peu plus à la cool que le jour où on a du se rabattre sur les chutes du Carbet. Pas de réveil à 5h du mat’ mais départ à 7h30 pour y être à 9h, heure à laquelle le parking était déjà plein à craquer…

Pour changer, on a constaté sur la route que la Soufrière n’était pas dégagée mais tant pis, le temps est tellement changeant que tout peut arriver pendant l’ascension, autant tenter sa chance.

Est-ce que j’ai aimé cette balade ? Non. Pas parce que je n’aime pas marcher, mais parce qu’il a plu tout le long et que je trouve ça désagréable (tiens, ça me fait penser qu’à chaque fois que je me motive pour aller marcher, il pleut… je suis sûre que c’est un signe!). On l’avait anticipé, tous les sites et guides qui parlent de la randonnée conseillent d’apporter un imperméable mais j’aurais préféré ne pas avoir à m’en servir…

Et contrairement à une cascade, où on peut se baigner, une fois arrivé en haut du volcan, on n’est jamais assuré d’être récompensé par une super visibilité. Dans notre cas, on ne voyait rien. Qu’est-ce que je me suis sentie roulée !

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Vue d’en haut…

Non, vraiment, l’accomplissement de soi en essayant d’aller toujours plus haut EN MARCHANT, ça me dépasse.

Les points positifs ? Si si, ils existent !

Je râle je râle mais je dois admettre qu’il n’y avait pas que du négatif. Pour commencer, l’odeur du soufre n’est pas difficile à supporter et si elle ne vous dérange pas, vous pourrez vous arrêter un peu et observer la fumée qui sort sous forme de Geyser (n’oubliez pas votre petite laine parce qu’il fait vite froid). Et l’accès est sécurisé, tout le monde peut y aller. Niveau difficulté, je m’étais préparée à galérer mais non. C’est la bonne surprise de la balade. D’ailleurs, je ne vous le conseille pas mais on a même croisé quelques marcheurs en tongs qui n’avaient pas l’air de souffrir. Et d’autres fous furieux faire l’aller-retour en courant mais ça, c’est un autre débat…

Je vous laisse avec ces quelques photos et je remercie JJS, avec qui j’ai fait la randonnée et qui, contrairement à moi,  a sauvegardé ses fichiers sur un ordinateur qui n’a pas planté…

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Un peu avant le sommet

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Le soufre qui sort du volcan

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Il me semble que ça s’appelle la coulée

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Avec le temps qu’il fait, les arcs en ciel ne sont pas rares

Se rendre au volcan

Compter entre 1h45 et 2 heures de marche pour atteindre le sommet.